Louboutin Boutique 2015

Christian Louboutin se souvient qu’Eva n’évoquait jamais ses séances de pose. Et ses amis aujourd’hui disent qu’elle ne parle jamais de son enfance, mais de son film. A la préadolescence, Eva devient une mascotte parisienne, la plus jeune des princesses de la nuit.

Premier succès avec des chemises qu’elle dessine pour les boutiques locales. Après un passage par Londres il y a quatre ans, elle fait son premier défilé en 1998 à la Hongkong Fashion Week. Ce sont ses déclinaisons autour du costume qui la lanceront sur la scène internationale.

Dans le récit qu’il fait des fameuses séances photo d’Eva en enfant femme fatale, puis dans celui des années de rupture familiale qui suivirent, Simon Liberati accuse franchement, sans détour, l’auteur de ces milliers de photographies souvent pictorialistes mais parfois brutalement pornographiques. Irina, la corruptrice qui la poussait à ces jeux auto érotiques, a de surcroît loué, pour ne pas dire vendu Eva à des amateurs, ne faisant rien de moins que prostituer sa fille qui avait participé à deux films pornos, dont le premier à 10 ans, écrit il. Si Eva Ionesco avait confié avoir édulcoré sa propre histoire pour le scénario de My Little Princess (2001) Isabelle Huppert y incarnait sa mère elle peut ainsi compter sur son compagnon pour raconter l’histoire avec beaucoup moins de pincettes.

Sur la table, on a disposé des photos pour les lui faire commenter. On tombe sur Kim Kardashian à qui elle a été souvent comparée. Son visage s’illumine et Nabilla prend des accents de diplômée d’école de marketing : « C’est une it girl qui a tout compris (.) Elle ne vend pas de CD mais elle a réussi à cultiver son image pour rester sur le marché. » Pour Rachida Dati, elle commente avec le sourire : « Elle a l’air d’aimer le shopping autant que moi, ça nous fait un point commun. » Au sujet de Le Pen qu’elle avait qualifié de « mec marrant » dans Libé, elle précise : « Je voulais juste dire que ça me faisait rigoler qu’un homme comme ça fasse un commentaire sur ma poitrine. ».

Si vous lisez (attentivement) cet article avant de filer à votre cours de yoga, en sirotant un smoothie concombre épinard d’une main eten planifiant un city break à Berlin sur votre iPad de l’autre, vous pouvez vous vanter d’appartenir à cette génération de femmes en voie de colonisation des villes de plus de 100.000habitants : les muppies . Contraction de millennials (nées à l’heure du digital) et de yuppies (les money makers des années1980), le terme est l’invention de l’auteure américaine Michelle Miller, qui, en voulant définirles personnages de son futur roman, a levé le voile sur une nouvelle tribu citadine, désormais décryptée sur tous les blogs tendance aux tats Unis. Qui est cette muppie , dérivée de la génération Y ?.

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